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La Revue de l'Ostéopathie n° 16

La Revue de l’Ostéopathie SARL - 11, avenue des marronniers - 93310 Le Pré-Saint-Gervais - Directeur de la publication : Robert Meslé ; Rédacteur en chef : Robert Meslé - Rédacteur en chef adjoint, Laurent Stubbe
=> Pour tout abonnement à La Revue de l'Ostéopathie : www.larevuedelosteopathie.com

Cette page a été créée en accord avec Robert Meslé, Directeur de la publication

Éditorial

Éditorial

Chères lectrices, chers lecteurs,larevuedelosteo 16a

Faut-il avoir peur de l'Evidence-Based Medicine ?

L'Evidence-Based Medicine est une méthodologie dont le but est de favoriser l'aide à la décision. Les ostéopathes doivent-ils avoir peur de la démarche vers l'Evidence-Based Ostéopathy, ou plutôt, appellation qui semble plus rigoureuse, de l'Evidence-Based Practice en ostéopathie ?

Selon Sackett et al.(a), ses fondateurs, il est nécessaire de suivre cinq étapes.

Etape 1 : transformer le besoin d'information (sur la prévention, le diagnostic, le pronostic, le traitement, l'étiologie...) en une question clinique à laquelle il est possible de répondre. Dans cette étape, il est question de besoin d'information, donc de questionnement, de doute. C'est le contraire d'une position dogmatique, dominée par les certitudes.

Etape 2 : Localiser les meilleures données disponibles pour répondre à cette question. Or, nous souffrons d'un déficit de publications, car les recherches pertinentes sont rares et circulent peu. Elles se font essentiellement dans les écoles de formation à l'ostéopathie, et il faut les aider à diffuser leurs résultats.

Etape 3 : Evaluer ces données de manière critique pour leur validité (absence de biais), leur impact (importance de l'effet) et leur applicabilité (utilité dans un contexte particulier de pratique clinique). Cette évaluation demande des compétences en analyse critique de la littérature biomédicale et en méthodologie de recherche, autant de domaines qui ne font pas partie de la « culture » de tous les ostéopathes.

Etape 4 : Combiner cette évaluation critique avec la compétence clinique du praticien et les caractéristiques individuelles du patient, ses valeurs et sa situation. Cette démarche intègre l'expérience du praticien ainsi que les particularités du patient. Les détracteurs de l'Evidence-Based Medicine argumentent en général leurs positions à partir des trois premieres étapes et oublient la quatrième...

Etape 5 : Evaluer l'efficacité de la décision clinique et l'efficience personnelle à exécuter les étapes 1 à 4 et ce, afin d'améliorer le processus de prise de décision pour la question suivante. L'application de cette étape 5 consiste à évaluer la pertinence des quatre étapes précédentes, et donc à remettre éventuellement en cause la décision, en fonction des résultats.

L'Evidence-Based Practice intègre donc trois composantes : les données de la science, l'expérience des praticiens et les préférences des patients. On l'aura compris, cela suppose de consacrer du temps à la recherche, de lutter contre les forces de l'habitude, et peut-être pour les ostéopathes, de renoncer à certaines croyances et certitudes transmises par la traditition.

Adopter cette démarche serait une bonne solution pour stimuler la recherche et inciterait à générer des études de haut niveau de preuve.

Pendant que les membres du comité éditorial préparent le prochain numéro, nous vous souhaitons une très bonne lecture de ce numéro 16.

Robert Meslé
Directeur de la publication

Note : a. Sackett DL, Straus SE, Richardson WS, Rosenberg W, Haynes RB. Evidence-based medicine : How to practice and teach EBM (2nd ed.). Edinburgh (Scotland): Churchill Livingstone; 2000.

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